France : Terre d’hyper croissance pour les start-ups ?

France : Terre d’hyper croissance pour les start-ups ?


Selon Nicolas Durfourcq, directeur général de Bpifrance, « La France est une Californie qui s’ignore. Elle possède tous les atouts pour briller ». En effet, 3000 jeunes start-ups sont implantées dans la capitale et 9000 sont réparties dans toute la France, selon l’observatoire MyFrenchStartup. La France est-elle donc en passe de devenir une nouvelle Californie ?

L’écosystème France

La France dispose de véritables atouts pour innover et joue un rôle majeur dans le soutien de projets innovants. L’Etat met en place un cadre permettant aux jeunes pousses de grandir rapidement et de manière pérenne pour très vite, acquérir une stature auprès d’investisseurs potentiels.

On apprend par exemple que 87% sur 150 start-ups interrogées affirment avoir bénéficié du crédit impôt recherche et 79% du statut Jeune Entreprise Innovante selon une étude réalisée par In Extenso Innovation. De plus, 48% ont bénéficié de subventions (pour un montant moyen de 200.000 euros) et 53% de prêts et d’avances remboursables (en moyenne 410.000 euros).

Les start-ups françaises peuvent également bénéficier d’accompagnement grâce aux incubateurs qui voient le jour un peu partout sur le territoire. Les écoles de commerce françaises proposent toutes ou presque des « business nursery » afin d’épauler les jeunes entrepreneurs dans la réalisation de leurs projets. La grande majorité des start-ups qui performent aujourd’hui ont recours à ces incubateurs et pépinières, accélérateurs de succès.

La clé de la réussite : le facteur humain

L’humain est sans doute au cœur d’un projet de startup réussi. Très souvent, l’équipe qui anime une start-up est réduite au début de l’aventure: d’un à trois collaborateurs se partagent les tâches. Il est donc important d’adopter une attitude agile et flexible : savoir persévérer autour d’une vision, d’un objectif commun sur le long terme tout en sachant adapter sa vision collective au court terme. Pas toujours évident d’avoir les pieds dans la glaise et la tête dans les nuages… Le talent est donc de savoir élaborer sur le court et long terme à la fois.

Il faut aussi être capable d’être orienter solutions. Cela se traduit par exemple par le fait d’éviter de se focaliser sur les barrières et les difficultés qui nous empêchent d’avancer, et d’adopter une attitude résolument positive en transformant les obstacles en opportunités, en gardant un regard décalé pour trouver de nouvelles solutions créatives et inattendues.

Faire partie d’un projet de création d’entreprise c’est aussi développer la capacité à être ouvert sur des réseaux qu’ils soient digitaux ou humains afin de ne pas s’enfermer et pouvoir actionner les contacts au bon moment et en fonction des besoins. Avoir une idée c’est bien, mais seul, vous ne pourrez jamais la transformer en réalité. Partager cette idée et connaitre qui peut vous aider en fonction des difficultés rencontrées, des ressources à mobiliser, voilà la vraie clé de la performance. Vous pouvez décider de vous faire challenger par des entrepreneurs que vous considérez comme vos « modèles », ou vous faire accompagner via un incubateur, ou encore travailler avec un mentor, ou un coach. L’idée est de construire votre système de soutien, qu’il soit de parité ou d’intimité.

Il faut également entretenir son esprit et sa créativité. Savoir se donner par exemple une heure par jour pour pouvoir trouver des éléments d’innovation, se challenger, sortir de son environnement en pratiquant des activités en dehors de vos spécialités habituelles.

Conclusion

La France offre des atouts incontestables pour le tissu de start-ups françaises qui ne cesse de s’agrandir. A ces facteurs de succès externes, il convient d’y ajouter un facteur de succès interne qui est l’humain. Si celui-ci est pris en compte, les start-ups françaises auront de beaux jours devant elles.

Etienne ROY